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	<title>Le Magnolia-Livre</title>
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	<description>Lettres fanées, brumes mouvantes et silences.</description>
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		<title>Humeurs</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Jan 2010 00:58:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Autobiographique]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Vers]]></category>

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		<description><![CDATA[Affres des fièvres
Tourments des nuits sans sommeils
Où êtes-vous, mains de douceur
Repos de l’âme, suspens de la peine
Je tourne sans cesse à votre recherche
Dans ce lit bien trop blanc.
Verrai-je l’Aube ?
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Affres des fièvres<br />
Tourments des nuits sans sommeils<br />
Où êtes-vous, mains de douceur<br />
Repos de l’âme, suspens de la peine</p>
<p>Je tourne sans cesse à votre recherche<br />
Dans ce lit bien trop blanc.</p>
<p>Verrai-je l’Aube ?</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Pages blanches</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 15:01:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Autobiographique]]></category>
		<category><![CDATA[abbaye]]></category>
		<category><![CDATA[Berlin]]></category>
		<category><![CDATA[blanc]]></category>
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		<category><![CDATA[voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Les lettres sur le fronton de la gare de Postdamer Platz sont enneigées. Rien ne veut fondre. Le pourtour des rues se salit à peine. Je ne rêve plus que de cette fabuleuse poudreuse où je m’enfonçais, loin au nord, à la recherche d’une abbaye vide au beau milieu d’une campagne toute aussi vide. Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les lettres sur le fronton de la gare de Postdamer Platz sont enneigées. Rien ne veut fondre. Le pourtour des rues se salit à peine. Je ne rêve plus que de cette fabuleuse poudreuse où je m’enfonçais, loin au nord, à la recherche d’une abbaye vide au beau milieu d’une campagne toute aussi vide. Le train avait eu du mal à repartir, la glace bloquait le mécanisme des portes – le chef de train (l’appelle t-on vraiment comme ça ?) les refermaient toutes avec un marteau. Toc, toc, toc, toc. Sous les wagons, de grands pics d’eau gelée, avec lesquels on aurait pu tuer un homme.</p>
<p>Berlin est endormie. J’ai l’impression que personne ici n’est vraiment d’ici. Je ne sais pas où sont les habitants. Au chaud, sans doute. L’expérience de nombreux hivers similaires ?</p>
<p>Le grand choc, ce fut la première grand plaine blanche, immaculée, sans un arbre. Je traversais une page blanche. Je crois avoir été à ce moment-là juste au-dessus des banlieues nord de Berlin, là où finalement, la ville s’arrête. Pas de frontière, pas de Francilienne, rien. Pouf, le blanc. L’envie de balancer des grandes traînées d’encre de chine au pinceau et de former de petits dessins obscènes dessus.</p>
<p>Je n’étais en rien préparé à la traversée des bois, qui selon le guide était « parfaitement balisée » et j’en conviens, les signes jaunes étaient aisément repérables. Ce qu’avait beaucoup moins prévu les gentils auteurs, c’est qu’un timbré en mon genre déciderait de faire une excursion sans équipement aucun alors que cinquante centimètres de neige recouvrent le monde teuton. C’est donc en m’enfonçant jusqu’à mi-cuisse que j’ai parcouru les trois kilomètres de la gare aux terres de l’abbaye de Chorin, la belle cistercienne, aux baies ouvertes et de brique rouge.</p>
<p>Ayant perdu mon bonnet quelques jours avant, j’avais emporté mon casque, en guise de protège-oreilles, par dessus ma capuche, et j’ai pu faire la traversée le temps de deux concertos de Poulenc totalement champêtres, doux, et qui se superposaient aux bruits de mes pas dans la neige. Pas fort bruyants, car la neige était composée d’une grande quantité de glace, eut égard à la température. Elle crissait donc tout particulièrement.</p>
<p>Une grande étendue blanche aux formes arrondies m’étonna vers la fin de mon périple. Il me fallut passer un petit pont où l’eau coulait encore un peu pour comprendre qu’il s’agissait d’un grand lac gelé.</p>
<p>Je fus seul dans l’abbaye, et rempli d’une présence étonnante qui m’éleva l’âme. Au sortir, il s’était remis à neiger le triple, au point qu’il neigeait dans l’Église Abbatiale, qui n’avait plus de vitraux depuis des siècles (en avait-elle eu ?) Je repartais à travers la page blanche, jetant un œil au cimetière et souhaitant hanter les lieux aux jours anniversaires de ma mort.</p>
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		<title>Prière à l’Aube</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Dec 2009 00:12:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Autobiographique]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Vers]]></category>

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		<description><![CDATA[Oh, Adonai, Eternel mon Dieu,
Toi en qui je n’ai jamais cru,
Pourquoi sa voix, lui qui semble avoir Ta voix,
Me fait-elle trembler le coeur dans le poitrail ?
Quelques sons ensommeillés,
Tirés de ses rêves troublés,
Des sourires de m’entendre
M’ont troublé plus que je ne l’aurai pu croire.
Libère-moi de ma peine,
Et réunis-nous,
En effaçant nos tristesses,
Et nos colères.
Amen.  (Pitié.)
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Oh, Adonai, Eternel mon Dieu,<br />
Toi en qui je n’ai jamais cru,<br />
Pourquoi sa voix, lui qui semble avoir Ta voix,<br />
Me fait-elle trembler le coeur dans le poitrail ?</p>
<p>Quelques sons ensommeillés,<br />
Tirés de ses rêves troublés,<br />
Des sourires de m’entendre<br />
M’ont troublé plus que je ne l’aurai pu croire.</p>
<p>Libère-moi de ma peine,<br />
Et réunis-nous,<br />
En effaçant nos tristesses,<br />
Et nos colères.</p>
<p>Amen.  (Pitié.)</p>
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		<title>Première morsure</title>
		<link>http://lemagnolia.net/archives/premiere-morsure/</link>
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		<pubDate>Thu, 24 Sep 2009 19:19:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie Courte]]></category>
		<category><![CDATA[Vers]]></category>

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		<description><![CDATA[La Lune a plongé, avec sa majuscule, sous l’horizon.
Pas de bruit — le froid arrivé tôt a tout assourdi.
Septembre part en courant, l’Hiver retient son souffle.
Malheur aux solitaires, dans leurs draps glacés.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La Lune a plongé, avec sa majuscule, sous l’horizon.<br />
Pas de bruit — le froid arrivé tôt a tout assourdi.<br />
Septembre part en courant, l’Hiver retient son souffle.<br />
Malheur aux solitaires, dans leurs draps glacés.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Parfums</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Sep 2009 19:15:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce qu’il m’en a fallu du temps
Pour ne plus frémir à ton odeur
Sur la peau d’un autre
Je mens comme je te respire.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce qu’il m’en a fallu du temps<br />
Pour ne plus frémir à ton odeur<br />
Sur la peau d’un autre</p>
<p>Je mens comme je te respire.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Grondements</title>
		<link>http://lemagnolia.net/archives/grondements/</link>
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		<pubDate>Thu, 24 Sep 2009 19:06:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Vers]]></category>

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		<description><![CDATA[Perles d’obscures voluptés, perdues
En fils tendus, cassés
                            - nets
Avec le temps
Failles
    - Sismicité des orgasmes en récurrences
Les corps vibrent et s’arquent
Dans des passés frémissants
Et l’immobile présent,
Sur la plus haute strate,
N’en peut plus
De ces géologies du cœur.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Perles d’obscures voluptés, perdues<br />
En fils tendus, cassés<br />
                            - nets</p>
<p>Avec le temps<br />
Failles<br />
    - Sismicité des orgasmes en récurrences<br />
Les corps vibrent et s’arquent<br />
Dans des passés frémissants</p>
<p>Et l’immobile présent,<br />
Sur la plus haute strate,<br />
N’en peut plus<br />
De ces géologies du cœur.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Dédicataire anonyme</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Jul 2009 00:53:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie Courte]]></category>
		<category><![CDATA[Vers]]></category>

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		<description><![CDATA[La courbe de ma première lettre hésite
La nuance exacte du rose au dehors
Échappe à mon thésaurus.
Oh, soudain :
En pensant à toi -
Rose «douceur».
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La courbe de ma première lettre hésite<br />
La nuance exacte du rose au dehors<br />
Échappe à mon thésaurus.</p>
<p>Oh, soudain :<br />
En pensant à toi -<br />
Rose «douceur».</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Route de ceinture</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Apr 2009 09:44:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Haïku]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Prose]]></category>

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		<description><![CDATA[D’une brume à l’autre, finalement, il n’y a qu’un pas. De la suffocation âcre des fumées de la ville, je pénètre sans prévenir dans un immense globe d’air moite, empesé de sève et d’ombres dentelées projetées par les nouvelles feuilles du printemps, à peine déployées. La barrière entre la ville et le bois résiste quelques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>D’une brume à l’autre, finalement, il n’y a qu’un pas. De la suffocation âcre des fumées de la ville, je pénètre sans prévenir dans un immense globe d’air moite, empesé de sève et d’ombres dentelées projetées par les nouvelles feuilles du printemps, à peine déployées. La barrière entre la ville et le bois résiste quelques secondes, hésite, puis m’aspire comme une gelée de coings sur laquelle on aurait appuyé le dos d’une cuiller. Mon poil hérissé me réchauffe mais mon coeur brûle de sentir à nouveau, après cet hiver long, vide, gris et sans forme, ce renouveau pulsatile, qui n’en peut plus d’attendre au point qu’il ne s’arrête pas même la nuit. Au loin, de l’autre côté du lac, les échos de joie de la fête foraine et ses lumières pâles et artificielles. Leur reflet dans l’eau, version pastel et déformée, en serait presque mélancolique, en contrepoint des cris d’excitation que j’entends, assourdis par la végétation protectrice. Quelques formes errantes glissent dans l’ombre, sans bruit. Les oiseaux sont endormis et les clapotis de l’eau aussi.</p>
<p><em>A plus de minuit<br />
Les enfants portent leurs prix<br />
Sous les marronniers</em></p>
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		<title>H#180309.01</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Mar 2009 12:39:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Haïku]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Tu te vois dans l’eau
Sombres turbulences bleues
Sourires de carpes
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tu te vois dans l’eau<br />
Sombres turbulences bleues<br />
Sourires de carpes</p>
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		<title>Constellation</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Mar 2009 14:03:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie Courte]]></category>
		<category><![CDATA[Vers]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans les phases de la Lune
Et la course lente
 et circulaire
Des étoiles autour de ma maison
S’inscrivent peu à peu
Cartes à suivre au sextant
Vers Venise et Cordoue
Le Vent y souffle, chaud
Le Vent me souffle, à l’oreille.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans les phases de la Lune<br />
Et la course lente<br />
 et circulaire<br />
Des étoiles autour de ma maison<br />
S’inscrivent peu à peu<br />
Cartes à suivre au sextant<br />
Vers Venise et Cordoue</p>
<p>Le Vent y souffle, chaud<br />
Le Vent me souffle, à l’oreille.</p>
]]></content:encoded>
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