Yeux de nuit
Au seuil d’une percée dans la perle noire de la nuit
L’ivresse veloutée des pas du chat
Se fait silence d’ailes portées
Aux souffles irréguliers
De l’endormeur qui se débat
Dans les lianes de soie bleutées
Parsemées ça et là de prompts éclats de mémoires.
Ô que d’embûches dans ce sous-bois flêtri
Où la renaissance quotidienne
Quémande à la Lune son obscure vitalité.
Sur le passage de son âme,
Le Dormeur, accompagné de sa cour de rêves scintillants
Sèmera étoiles, vignes et karsts.
Sa main tremblante, dans l’autre monde
Cherche en vain une plume
Pour tout décrire.