Yeux de nuit

Au seuil d’une per­cée dans la perle noire de la nuit
L’ivresse velou­tée des pas du chat
Se fait silence d’ailes por­tées
Aux souffles irré­gu­liers
De l’endormeur qui se débat
Dans les lianes de soie bleu­tées
Par­se­mées ça et là de prompts éclats de mémoires.

Ô que d’embûches dans ce sous-bois flê­tri
Où la renais­sance quo­ti­dienne
Qué­mande à la Lune son obs­cure vitalité.

Sur le pas­sage de son âme,
Le Dor­meur, accom­pa­gné de sa cour de rêves scin­tillants
Sèmera étoiles, vignes et karsts.

Sa main trem­blante, dans l’autre monde
Cherche en vain une plume
Pour tout décrire.

Posté le 21.01.2009
Catégories : Poésie, Vers
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