Vent de terre — IV

Le vent est tombé
Et les gouttes conti­nues sont chaudes
Sur le pas de ma porte,
L’envie me prend de me baigner.

Pieds nus dans l’herbe détrem­pée
Je res­pire cet air si vif, si peu ter­restre soudain.

La tête me tourne et l’eau atteint tout mon corps.
Les rais de lumières les plus fins m’entourent gracieusement.

Autour, les arbres flou­tés
Semblent des pré­sences bien­veillantes
Et j’aspire à longs traits
Leurs souffles brumeux.

Posté le 17.01.2008
Catégories : Poésie, Vers
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