Vent de terre — IV
Le vent est tombé
Et les gouttes continues sont chaudes
Sur le pas de ma porte,
L’envie me prend de me baigner.
Pieds nus dans l’herbe détrempée
Je respire cet air si vif, si peu terrestre soudain.
La tête me tourne et l’eau atteint tout mon corps.
Les rais de lumières les plus fins m’entourent gracieusement.
Autour, les arbres floutés
Semblent des présences bienveillantes
Et j’aspire à longs traits
Leurs souffles brumeux.