Vent de terre — II

La noir­ceur a posé son châle de suie
Tout autour des lumières de ma maison.

La lan­terne dans le coin, sus­pen­due au porche,
Tangue sans s’éteindre.

Quelques tuiles s’envolent
Et viennent se bri­ser entre les genêts du jardin.

Impos­sible de défier les éléments déjà offus­qués
Par une offen­sive lumineuse

J’éteins la lampe du bureau
Et allume deux bougies.

Au loin, guideront-elles le voya­geur égaré ?

Posté le 17.01.2008
Catégories : Poésie, Vers
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