Vent de terre — II
La noirceur a posé son châle de suie
Tout autour des lumières de ma maison.
La lanterne dans le coin, suspendue au porche,
Tangue sans s’éteindre.
Quelques tuiles s’envolent
Et viennent se briser entre les genêts du jardin.
Impossible de défier les éléments déjà offusqués
Par une offensive lumineuse
J’éteins la lampe du bureau
Et allume deux bougies.
Au loin, guideront-elles le voyageur égaré ?