Vent de terre — I

La flamme vacille
Et le vent, au-dehors, hurle.

Le contact de ma main contre la vitre
Aspire la maigre cha­leur de ma paume
Et la buée s’étend, comme un voile,
Vers les quatre coins du verre.

Les cyprès, souples sous le souffle des terres
Battent en fouets arbo­rés
Les éléments aériens déran­gés par la tempête.

Dans l’obscurité, seule la Lune, elle, reste immobile.

Posté le 17.01.2008
Catégories : Poésie, Vers
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