Stase
Un éternel automne s’étire
Et les gouttes de pluie
Rendent à Paris
Un air de Flandres
Figé dans les nuances de gris
La ville s’éteint et s’assombrit
Le coeur arrêté et engorgé
De trop d’hivers manqués
Au gré des balancements visqueux
De la Seine-Mère
Le regard saisit l’éclair
Sur l’eau noire plutôt que bleue
Ainsi l’esprit alourdi
De nobles espoirs de neige
Le voyageur s’endort, sans lit
Sous un ciel beige.