Stase

Un éter­nel automne s’étire
Et les gouttes de pluie
Rendent à Paris
Un air de Flandres

Figé dans les nuances de gris
La ville s’éteint et s’assombrit
Le coeur arrêté et engorgé
De trop d’hivers manqués

Au gré des balan­ce­ments vis­queux
De la Seine-Mère
Le regard sai­sit l’éclair
Sur l’eau noire plu­tôt que bleue

Ainsi l’esprit alourdi
De nobles espoirs de neige
Le voya­geur s’endort, sans lit
Sous un ciel beige.

Posté le 28.04.2007
Catégories : Poésie, Vers
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