Si peu d’occident
Dans les hauts de Buda
Parmi les arbres
Le chant du soleil souffle
D’un poids si peu perceptible
Les vents de Turquie
Et leurs senteurs de citrus
Parsemées d’iris.
Je rêve
Assis sur le banc du tram
Et oublie la ville.
Les æschnes gonflées du bleu du ciel
Défilent le long des voies
Dans une sarabande connue d’elles seules.
Le bruit des voies
Si peu mélodieux pourtant
M’endort peu à peu.