Saumâtre

Dans le gris de fonds marins,
Per­dus, là, sur la Marne
Volent, vifs-argents, ce qui flot­tait dans le fond
Jusqu’au matin.

Tour­billons d’écumes de sel,
Dépla­cés, loin, de la Manche
Se font, se défont, et char­rient galets à rebours
Nuits et jours.

La main immo­bile,
Attrape, dou­ce­ment, les sédi­ments du loin­tain
Et les rides, en sur­face, vibrent le long de la rive
En brillant.

Posté le 07.10.2008
Catégories : Poésie, Vers
Réactions : 2 Commentaires.
Commentaires
Commentaire de euqi­no­rev - 23.10.2008 | 09:53

ça fait plu­sieurs fois que je viens lire ce billet sans savoir que dire d’intelligent. Alors juste, j’aime les images qui s’en échappent, même si cer­taines sont sombres. Tu as une sacrée plume.

Commentaire de Johann - 23.10.2008 | 15:00

C’est un fort joli compliment.