Saumâtre
Dans le gris de fonds marins,
Perdus, là, sur la Marne
Volent, vifs-argents, ce qui flottait dans le fond
Jusqu’au matin.
Tourbillons d’écumes de sel,
Déplacés, loin, de la Manche
Se font, se défont, et charrient galets à rebours
Nuits et jours.
La main immobile,
Attrape, doucement, les sédiments du lointain
Et les rides, en surface, vibrent le long de la rive
En brillant.
Commentaires
Commentaire de euqinorev - 23.10.2008 | 09:53
ça fait plusieurs fois que je viens lire ce billet sans savoir que dire d’intelligent. Alors juste, j’aime les images qui s’en échappent, même si certaines sont sombres. Tu as une sacrée plume.