Phalènes
L’orage gronde encore
Sans nul doute, la foudre frappera encore
La Terre déjà détrempée
Les insectes, fuyant le déluge
Et les coulées de boue le long des trottoirs
Trouvent refuge ailleurs
Guidés par les phares involontaires
Des lumières allumées
Par les Hommes
La procession des papillons de nuit
Aux ailes empesées par les caprices célestes
Pénètrent dans ma chambre
Sans bruit
Les envahisseurs volants
Prennent possession de ma forteresse.