Phalènes

L’orage gronde encore
Sans nul doute, la foudre frap­pera encore
La Terre déjà détrempée

Les insectes, fuyant le déluge
Et les cou­lées de boue le long des trot­toirs
Trouvent refuge ailleurs

Gui­dés par les phares invo­lon­taires
Des lumières allu­mées
Par les Hommes

La pro­ces­sion des papillons de nuit
Aux ailes empe­sées par les caprices célestes
Pénètrent dans ma chambre

Sans bruit
Les enva­his­seurs volants
Prennent pos­ses­sion de ma forteresse.

Posté le 21.06.2007
Catégories : Poésie, Vers
Réactions : Aucun Commentaire.