Marelle

Un, deux, trois
Quatre, cinq et six encore
Je me prends à comp­ter les mou­lures
Et les chiures de mouches du plafond beige.

A l’écoute du silence,
Je laisse les vagues du néant du temps
Len­te­ment déferler, douces et piquantes,
Sur mon corps abandonné.

L’après-midi passe,
Epais tel un miel cris­tal­li­sant
Et je nage dou­ce­ment
Sur l’écume sucrée des langueurs de mars.

Fines volutes de coton
Eclats de lumière sur le mur d’en face
J’entends ma respiration.

Tout est calme.

Posté le 27.03.2008
Catégories : Poésie, Vers
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