Marelle
Un, deux, trois
Quatre, cinq et six encore
Je me prends à compter les moulures
Et les chiures de mouches du plafond beige.
A l’écoute du silence,
Je laisse les vagues du néant du temps
Lentement déferler, douces et piquantes,
Sur mon corps abandonné.
L’après-midi passe,
Epais tel un miel cristallisant
Et je nage doucement
Sur l’écume sucrée des langueurs de mars.
Fines volutes de coton
Eclats de lumière sur le mur d’en face
J’entends ma respiration.
Tout est calme.