Le cloître de Royaumont en été

L’âme fra­ter­nelle imprègne les murs
Frais d’une dou­ceur de lumière inflé­chie
Même au faîte de l’ascension solaire
Le lézard fris­sonne sur la brique

Quelques mur­mures à peine osés
Déam­bulent encore sous la rue-des-murailles
Plus d’une colère ici s’apaise, se dis­sout
Et s’évapore avec l’eau du puits

Bour­don­ne­ments d’insectes
Clarté des étoiles du jour
Les nuages, clé­ments, res­tent à l’abri
De la voûte noc­turne encore dissimulée.

A la faveur du lever de Lune, dit-on
L’air résonne de pas passés

Et les chants des messes de la nuit
Font écho aux grenouilles.

Posté le 07.09.2007
Catégories : Poésie, Vers
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