Le cloître de Royaumont en été
L’âme fraternelle imprègne les murs
Frais d’une douceur de lumière infléchie
Même au faîte de l’ascension solaire
Le lézard frissonne sur la brique
Quelques murmures à peine osés
Déambulent encore sous la rue-des-murailles
Plus d’une colère ici s’apaise, se dissout
Et s’évapore avec l’eau du puits
Bourdonnements d’insectes
Clarté des étoiles du jour
Les nuages, cléments, restent à l’abri
De la voûte nocturne encore dissimulée.
A la faveur du lever de Lune, dit-on
L’air résonne de pas passés
Et les chants des messes de la nuit
Font écho aux grenouilles.