La Bulle
Akynou, cette figure ô combien maternelle, parmi d’autres, dans cette famille que j’ai voulu créer au détour de claviers, sans jamais y arriver, a écrit ceci à mon propos, après m’avoir vu au Paris-Carnet d’hier soir :
Il me fait irrésistiblement penser à ces jeunes dandys du 19e siècle, tant dans sa façon de se tenir, sa légèreté de façade, cette joie qu’il arbore, son côté bulle de champagne que dans la faille qui affleure derrière, mais qui se laisse de moins en moins dénicher. C’est que le jeune seigneur prend de l’âge et des défenses.
Je ne sais pas quoi en faire. La faille n’a pas disparu, mais oui, elle s’est réduite, brutalement, à coup de séismes. Mais plus important, le masque est tombé. Je n’aime plus faire semblant. Maintenant, quand je suis fatigué, triste, ça se voit, je le dis. J’étais en colère contre plusieurs personnes présentes, hier. Ils l’ont senti. Qu’ils en aient quelque chose à faire, c’est un autre problème. Mais je n’ai pas retourné cette colère contre moi, comme par le passé. Finie, l’auto-flagellation.
Enfin, je crois que je suis capable de donner. Que ce soit du positif comme du négatif. Je ne suis plus une bombe atomique en perpétuelle explosion intérieure. Maintenant, j’exploserai toujours, mais vers l’extérieur, histoire de ne plus me dévaster. La reconstruction est la prochaine étape.
Je tenais à remercier, en plus de l’auteure de ces mots qui me touchent : la sémillante Flickette™ qui m’a adorablement ramenée, et qui s’est en plus arrêtée à la pharmacie à Nation pour moi, peu avant minuit ; Gilda pour son sourire qui n’a jamais failli en ma présence, comme celui de Mel, ou de Gaby, d’ailleurs ; Koz, autre figure maternelle ; et tant d’autres. Je tenais également à faire passer des messages personnels : oui, j’ai peut-être tendance à pérorer, mais au moins, je ne prends pas les gens de haut du fait d’une ridicule ascendance d’âge ; non, apprendre par coeur les conjonctions de la langue anglaise ne fera pas mieux écrire ni comprendre, bien au contraire ; un furoncle sur la fesse droite, ça fait mal — mais ça, on l’a bien compris, tant je l’ai répété.
Aie, il y a un petit problème de construction… «Il me fait irrésistiblement penser à ces jeunes dandys du 19e siècle, tant dans sa façon de se tenir, sa légèreté de façade, cette joie qu’il arbore, son côté bulle de champagne que dans la faille qui affleure derrière, mais qui se laisse de moins en moins dénicher. C’est que le jeune seigneur prend de l’âge et des défenses.»
Voilà, c’est mieux. Si tu ne sais pas quoi en faire, et bien garde le dans ta boîte à compliments et continue d’avancer.
Tu es un romantique mon cher Johann, au sens de ce courant du 19e quand les jeunes hommes se fâchaient pour un rien, provoquaient des duels, parlaient avec panache, s’enivraient et parfois se morfondaient dans leurs tristesses. Garde tout ça très précieusement en toi.
C’est vrai que c’est une jolie description du Johann
)
Bizoux