La Bulle

Aky­nou, cette figure ô com­bien mater­nelle, parmi d’autres, dans cette famille que j’ai voulu créer au détour de cla­viers, sans jamais y arri­ver, a écrit ceci à mon pro­pos, après m’avoir vu au Paris-Carnet d’hier soir :

Il me fait irré­sis­ti­ble­ment pen­ser à ces jeunes dan­dys du 19e siècle, tant dans sa façon de se tenir, sa légè­reté de façade, cette joie qu’il arbore, son côté bulle de cham­pagne que dans la faille qui affleure der­rière, mais qui se laisse de moins en moins déni­cher. C’est que le jeune sei­gneur prend de l’âge et des défenses.

Je ne sais pas quoi en faire. La faille n’a pas dis­paru, mais oui, elle s’est réduite, bru­ta­le­ment, à coup de séismes. Mais plus impor­tant, le masque est tombé. Je n’aime plus faire sem­blant. Main­te­nant, quand je suis fati­gué, triste, ça se voit, je le dis. J’étais en colère contre plu­sieurs per­sonnes pré­sentes, hier. Ils l’ont senti. Qu’ils en aient quelque chose à faire, c’est un autre pro­blème. Mais je n’ai pas retourné cette colère contre moi, comme par le passé. Finie, l’auto-flagellation.

Enfin, je crois que je suis capable de don­ner. Que ce soit du posi­tif comme du néga­tif. Je ne suis plus une bombe ato­mique en per­pé­tuelle explo­sion inté­rieure. Main­te­nant, j’exploserai tou­jours, mais vers l’extérieur, his­toire de ne plus me dévas­ter. La recons­truc­tion est la pro­chaine étape.

Je tenais à remer­cier, en plus de l’auteure de ces mots qui me touchent : la sémillante Fli­ckette™ qui m’a ado­ra­ble­ment rame­née, et qui s’est en plus arrê­tée à la phar­ma­cie à Nation pour moi, peu avant minuit ; Gilda pour son sou­rire qui n’a jamais failli en ma pré­sence, comme celui de Mel, ou de Gaby, d’ailleurs ; Koz, autre figure mater­nelle ; et tant d’autres. Je tenais égale­ment à faire pas­ser des mes­sages per­son­nels : oui, j’ai peut-être ten­dance à péro­rer, mais au moins, je ne prends pas les gens de haut du fait d’une ridi­cule ascen­dance d’âge ; non, apprendre par coeur les conjonc­tions de la langue anglaise ne fera pas mieux écrire ni com­prendre, bien au contraire ; un furoncle sur la fesse droite, ça fait mal — mais ça, on l’a bien com­pris, tant je l’ai répété.

Posté le 03.01.2008
Catégories : Autobiographique
Réactions : 4 Commentaires.
Commentaires
Commentaire de akynou/racontars - 03.01.2008 | 23:38

Aie, il y a un petit pro­blème de construc­tion… «Il me fait irré­sis­ti­ble­ment pen­ser à ces jeunes dan­dys du 19e siècle, tant dans sa façon de se tenir, sa légè­reté de façade, cette joie qu’il arbore, son côté bulle de cham­pagne que dans la faille qui affleure der­rière, mais qui se laisse de moins en moins déni­cher. C’est que le jeune sei­gneur prend de l’âge et des défenses.»

Voilà, c’est mieux. Si tu ne sais pas quoi en faire, et bien garde le dans ta boîte à com­pli­ments et conti­nue d’avancer.
Tu es un roman­tique mon cher Johann, au sens de ce cou­rant du 19e quand les jeunes hommes se fâchaient pour un rien, pro­vo­quaient des duels, par­laient avec panache, s’enivraient et par­fois se mor­fon­daient dans leurs tris­tesses. Garde tout ça très pré­cieu­se­ment en toi. :-)

Commentaire de béné­dicte - 04.01.2008 | 00:01

C’est vrai que c’est une jolie des­crip­tion du Johann :o )
Bizoux

Commentaire de Nawal - 07.01.2008 | 18:54

Très Bonne Année Dandy !!! Bizzz ;-)

Commentaire de Chondre - 07.01.2008 | 21:09

Très joli texte.