Je vis dans une aquarelle
Je n’ai pas dormi, une fois de plus. Lorsque j’ai réalisé que le soleil commençait déjà à poindre, j’ai pris la décision de ne pas chambouler les rythmes de la nature. Il est six heures et demi. J’ai pris une douche brûlante, longue. Je me suis rasé, apprécié dans la glace, et pesé, appréciant le résultat à sa juste valeur.
J’ai passé la nuit à écouter de la musique, à regarder les lumières de la ville scintiller, et ses veines battre sous formes de phares en mouvement, sur l’autoroute, à quelques kilomètres.
Ce matin, le ciel d’aquarelle est rose, bleu, violet et toutes les teintes associées. Quelques oiseaux passent en bande, portés par le vent dans le même sens que les nuages. Je fais couler l’eau chaude pour rincer le rasoir, et la vapeur jaillit et se déroule en volutes autour de mon visage. Rien n’indique que nous sommes en juillet. Là, je crois plutôt à un début de printemps, une fin d’hiver précoce.
Je respire, peste contre la voisine d’en dessous qui fume à la fenêtre, pour la forme, parce que l’odeur de sa cigarette ne me dérange pas vraiment. Il fait bien jour, mais la lumière est toujours allumée. Je l’éteins.
Je ne me suis jamais senti aussi vivant.
I’m sorry, Carla. I should translate my posts. Plus, my writing style looks anglo-saxon, I guess it is perfectly translatable.
Okay, I will.
I’m fucking trying. But with wordpress, that is VERY difficult to find a correct and aesthetic way to do it. I’m working on it, okay ? Be patient.