Flèches

Com­bien d’énergie per­due !
Tant de larmes à peine salées
Absor­bées par les draps !

Com­bien de colère ren­trée !
Frus­tra­tions, malé­dic­tions
Et refus de la fatalité !

Pour­quoi l’amour est-il,
Depuis tou­jours
Ce volup­tueux cou­teau à double tranchant ?

Pour­voyeur de miel et d’ambroisie
Tout autant que de poi­sons
Qui rongent l’âme de part en part

Cares­sant
Cruel
Mais jamais vain.

Posté le 21.06.2007
Catégories : Poésie, Vers
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