Dont acte

Il est nombre d’ambiances et de regards qui ne seront jamais décrits sous ma plume. Non que ce soit de l’étourderie ou un manque d’observation — mais bien que je cen­sure igno­ble­ment mes per­cep­tions lorsqu’il s’agit de les transcrire.

Maintes atmo­sphères qui me pénètrent me font peur et m’ôtent des pers­pec­tives de rêves pour long­temps. Je ne les écris pas. Je ne suis pas un écri­vain ni un poète du quotidien.

Mes poèmes parlent d’horizons cachés der­rière le voile de la conscience, d’ouvertures fines et de cra­que­lures dans une réa­lité qui devient mal­léable sous les carac­tères tra­cés par mon stylo.

Par­fois, lorsque la pres­sion est trop forte, je couche dans la dou­leur ma vie et sa fadeur. Mais je n’ai jamais pu m’empêcher d’y poser une once d’irréel, de for­cer le trait pour ajou­ter du dramatique.

Mais le moment le plus accom­plis­sant, je crois, lorsqu’il s’agit d’en venir à l’écriture, est la sur­ve­nue d’une sen­sa­tion si belle, si pleine, si pro­fon­dé­ment pure, qu’elle fait se rejoindre réa­lité et ce bon­heur que je recherche à tra­vers chaque lettre ou signe de ponc­tua­tion. Alors, c’est l’inspiration assu­rée pour des semaines entières de pages.

Posté le 28.12.2007
Catégories : Autobiographique
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