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Expositions à voir — bientôt

Cela fait très long­temps que je n’ai pas été voir d’expositions, ce qui est bien dom­mage étant donné que notre capi­tale en est rem­plie. Voici donc celles que je compte visi­ter pro­chai­ne­ment, clas­sées par date de fin.

- Konpira-San, Sanc­tuaire de la mer — Tré­sors de la Pein­ture Japo­naise (Musée Gui­met, Paris)
Jusqu’au 08÷12÷08
Raté. Flûte.

- Louise Narbo — Hiver Fer­tile (Coeur de Ville, Vin­cennes)
Jusqu’au 20÷12÷08
Raté. Re-flûte.

- Sval­bard, Escales en Terre Arc­tique (Palais de la Décou­verte, Paris)
Jusqu’au 04÷01÷09
Raté. Diantre.

- Terre des Pôles (Grille du Jar­din du Luxem­bourg, Paris)
Jusqu’au 04÷01÷09
Raté. Fichtre.

- Che­mins de cou­leurs, tein­tures et motifs du monde (Musée du Quai Branly, Paris)
Jusqu’au 04÷01÷09
Vu en com­pa­gnie de Kate. Assez brouillon et rapide. Muséo­gra­phie catastrophique.

- Contem­pla­tions japo­naises — Adachi/Fuse/Kameyama/Tanaka (Mai­son des Arts, Antony)
Jusqu’au 04÷01÷09
Raté. Crénom !

- L’esprit Min­gei au Japon : de l’artisanat popu­laire au design (Musée du Quai Branly, Paris)
Jusqu’au 04÷01÷09
Vu en com­pa­gnie de Kate. Mini­ma­liste mais des pièces magnifiques.

- Upside/Down — Les Arc­tiques (Musée du Quai Branly, Paris)
Jusqu’au 11÷01÷09
Vu en com­pa­gnie de Kate. Encore un par­fait exemple de muséo­gra­phie catas­tro­phique néo-bobo comme sait appa­rem­ment en pondre le Quai Branly. Dom­mage pour les pièces qui étaient fort éton­nantes, mais qui auront souf­fert de leur conti­nuel balan­ce­ment sous les pas des visi­teurs, c’est certain.

- Celtes et Scan­di­naves, Ren­contres artis­tiques VIIeme-XIIeme siècles (Musée de Cluny, Paris)
Jusqu’au 12÷01÷09 Vu seul. Mau­vaise muséo­gra­phie, salle beau­coup trop petite, sur­peu­plé. Dom­mage, les objets étaient très beaux.

- L’Herbier du Roy (Museum d’Histoire Natu­relle, Paris)
Jusqu’au 15÷01÷09 Je suis mor­ti­fié, mais je l’ai raté. Res­pon­sables : les chutes de neige qui ont rendu le Jar­din des Plantes inac­ces­sibles les der­niers jours de l’expo.

- Le Métro Pari­sien vu par Akemi Nogu­chi (Musée Car­na­va­let, Paris)
Jusqu’au 01÷02÷09 Pas vu.

- Rapa Nui, l’Île de Pâques (Fon­da­tion EDF, Paris)
Jusqu’au 01÷03÷09
Pas vu.

Ô lec­teur, si l’une ou l’autre t’intéresse, accompagne-moi…

Posté le 04.12.2008
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Dans les trente premières pages

Abaque | Abat-vent | Abbaye | Abée | Abri­cot | Abrupt | Absinthe | Abs­trac­tion | Abysse | Acaule | Accres­cent | Accroc | Accroire | Acé­die | Acéré | Aces­cent | Acheb | Aci­cu­laire | Acou­phène | Adret | Adu­laire | Aérau­lique | Æschne | Affleu­rer | Afflux | Affu­sion | Agace | Agassin

Que d’inspiration entre les simples pages d’un Larousse illustré…

Posté le 25.10.2008
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Les Brumes du Nord

Demain, dans le matin, je par­ti­rai rejoindre les brumes de la Baie de Somme, l’espace de quelques heures.

Une paren­thèse bien­ve­nue. Dois-je empor­ter mon vélo ou faire un peu de stop, de Rue à Quend-Plage-les-Pins ?

Posté le 13.09.2008
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Seven Songs

Trouvé chez Nacara. Mais moi j’ai fait l’effort de tra­duire en français.

(List seven songs you are into right now. No mat­ter what the genre, whe­ther they have words, or even if they’re not any good, but they must be songs you’re really enjoying now, sha­ping your spring. Post these ins­truc­tions in your blog along with your 7 songs. Then tag 7 other people to see what they’re lis­te­ning to. / Lis­tez sept chan­sons que vous aimez en ce moment. Peu importe son genre, ou si elles ont des paroles, ou même si elles sont bonnes ou non, mais elles doivent abso­lu­ment être des chan­sons que vous aimez vrai­ment en ce moment. Pos­tez ces ins­truc­tions sur votre blog avec vos 7 chan­sons. Puis taguez 7 autres per­sonnes pour voir ce qu’ils écoutent. )

# 1 — Mas­sive Attack — Tear­drop — extrait de Mezzanine

Parce qu’elle me fera tou­jours vibrer de haut en bas. Sym­bole des matins de prin­temps après la pluie, alors qu’il faut se lever tôt et par­tir dans la ville. Fear­less of my breath.

# 2 — Cris­tina Branco — Cris­tal (Tinha Algum Vinho Ainda) — extrait de Ulisses

Je ne com­prends pas les paroles en por­tu­gais. J’ai cher­ché les paroles sur le net un peu par­tout, sans suc­cès. Mais c’est tel­le­ment beau que je m’en construis à moi. Je sens que c’est une chan­son d’espoir.

# 3 — Mau­rane — Le Bon­heur — extrait de Si Aujourd’hui

2:56 d’épines dans le coeur. De dou­leur en intra­car­diaque… Parce qu’il y en a un asso­cié à cette chan­son et que j’attends sa déci­sion. En fait, à sa bouche est sus­pendu mon bon­heur futur.

# 4 — Yelle — Je veux te voir — extrait de Pop-Up

Je suis tombé des­sus plus ou moins par hasard alors que j’allais une fois au Sun City. J’y vais très rare­ment, même plus du tout, car il n’y a pas d’endroit à Paris où on pra­tique mieux la marche de l’empereur. Le froid de l’Antarctique inclus. Depuis, je l’ai dans la tête. Maledizione.

# 5 — The Off­spring — Ori­gi­nal Pranks­ter — extrait de Conspi­racy of One

J’adore Dex­ter Hol­land. Shut up.

# 6 — Rob­bie Williams — Love­light — extrait de Rudebox

On a dit beau­coup de mal de Rude­box, et moi je trouve que c’est un très bon album. On a dit beau­coup de mal de cette chan­son mini­ma­liste, et moi je la trouve tota­le­ment réus­sie. Comme moi, j’adore être à contre-courant, par­fois.

# 7 — Zazie — La Preuve par trois — extrait de Made in Love

Je prends la chan­son au sens méta­pho­rique, bien sûr. Un peu trop dur de s’identifier. Même si ce n’est pas trop dou­lou­reux de savoir que je n’aurai pas d’enfants.

 

Alors, alors, alors, qui vais-je taguer ?

La Douce-Soyeuse-Passionnée, Gilda, Fli­ckette©®, Euqi­no­rev, Aky­nou, Mel, MrPeer. Souf­frez.

Posté le 03.09.2008
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Note de passage

Claude Roy disait que le jour­nal intime est un livret de caisse d’épargne du temps qui passe. (dans Per­mis de séjour 1977 – 1982) Moi qui suis inca­pable de mettre le moindre sou de côté — vous devriez voir mes comptes, c’est à mou­rir de rire — je serai fort riche, la vieillesse arrivée.

Voilà, j’ai refait un peu mon petit car­net vir­tuel. En noir et or, mais fina­le­ment, sans chan­ger grand-chose dans le fond. Ça me plaît beaucoup.

Posté le 22.08.2008
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Parfums

(Pour répondre à mon char­mant asexué Perpignanais.)

Hier, j’ai acheté :

- Piment brû­lant, de l’Artisan Par­fu­meur ;
 – HM, de Hanae Mori.

Qui viennent s’ajouter à :

- L’Anarchiste, de Caron ;
 – Given­chy pour Homme, de Given­chy ;
 – L’Homme, de Ver­sace ;
 – Black Pep­per, de Mol­ton Brown ;
 – Javari, de Body Shop ;
 – L’Eau des Baux, de l’Occitane ;
 – L’Eau des Quatre voleurs, de l’Occitane ;
 – Méchant Loup, de l’Artisan Parfumeur.

Comme me l’a si bien fait remar­quer mon frère hier, je n’ai pas d’identité olfac­tive. Ou plu­tôt, j’en ai tant qu’elles me camouflent. J’aime semer le trouble par l’éclectisme.

Posté le 12.06.2008
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Six Choses Insignifiantes — Les Sourires Solitaires

(Note de l’auteur : Tho­mas a choisi les larmes. Mélie, les peurs. Devant ce néga­ti­visme gri­sâtre — mais ô com­bien réa­liste, je prends le relais en mode lumineux.)

J’ai souri en fai­sant la vais­selle, il y a quelques jours, en pen­sant à toi. Si fort que j’en ai eu mal aux joues, et qu’une larme a perlé au creux de mon oeil droit.

J’ai souri en regar­dant le ciel orange, vio­let et rose au-dessus du lac Dau­mes­nil, en ren­trant un soir chez mes parents. J’ai failli per­cu­ter une voi­ture à cause de ça. Depuis, j’évite de regar­der le pay­sage en conduisant.

J’ai souri en regar­dant mon nou­veau patron sou­rire, parce que pour une fois, j’ai un patron qui ne porte pas de masque.

J’ai souri en fai­sant un gros doigt d’honneur à la pyra­mide du Louvre, après avoir démissionné.

Je sou­ris dans mon som­meil chaque nuit pas­sée à côté d’un corps chaud.

Je sou­ris en me regar­dant dans une glace. Mais depuis peu.

Posté le 05.04.2008
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Intermède musical aléatoire — Billings Gazette

Billings Gazette est un groupe de jazz formé en 1971 par Biff Donat (19371999), Rudy Lavern (1944-), Topsy Her­tha (1945-) et Zara Mau­reen (19511984), à Wolf­ville, Nouvelle-Ecosse, Canada.

Leur pre­mier album, No loss of enthou­siasm, sort le 12 avril 1972, avec Donat au piano, Lavern aux per­cus­sions, Her­tha au saxo­phone et Mau­reen au chant. Sa voix éraillée, légère, ne col­lant pas du tout aux cou­rants clas­siques du jazz, connaît tout de suite un grand succès.

No loss of enthousiasm

  1. From the senses
  2. No one thinks of chan­ging themselves
  3. Boring per­son
  4. You don’t believe ?
  5. Course to victory
  6. Force
  7. Not a happy prospect
  8. From this world no another
  9. Pillar of my life
  10. At the top
  11. Lights the fuse
  12. Inju­ring eternity
  13. Food chain
  14. Maybe 25 or 30
  15. Get out of the kitchen
  16. Silence is full of music
  17. Change the facts

En 1974, le groupe intègre Sid Cus­to­dio (19432004) à la trom­pette et Vero­nika Valli (1939-) à la cla­ri­nette et au chant. Sa voix a tou­jours été décrite comme plus terne que celle de Mau­reen, mais elle n’en reste pas moins claire et, comme le dira Cus­to­dio vingt ans plus tard «avec une touche de dou­ceur qui vous relâche tout le corps».

La même année (le 15 mai) sort How to make gloves, qui étonne par ses textes enga­gés et les duos presque vio­lents entre Valli et Maureen.

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  1. If you want to know the truth
  2. Some­times I think we’re alone
  3. Nothing wrong with America
  4. Dogs and infants
  5. Great motive
  6. Crush me
  7. Stern resolve
  8. The essence of living
  9. Ask for nothing
  10. Monkey-boys
  11. I don’t feel like going into it
  12. If you want to know the truth (uncut version)

Tout de suite après la sor­tie du disque, le groupe intègre le vibra­pho­niste Jalen Mur­phy (1948-), et entame une tour­née au Canada. L’année sui­vante, le groupe s’installe à Bos­ton, Mas­sa­chu­setts, où le suc­cès est au rendez-vous, sur­tout dans les clubs. Ils fondent le label indé­pen­dant Zero­tin.

Leur album sui­vant sort le 21 juillet 1979 et se nomme There is com­mon sense below, beau­coup plus pop, aux mélo­dies plus sophistiquées.

1979.jpg

  1. Dan­ge­rous mix
  2. You win some and you lose some
  3. It will never exist
  4. You don’t get what you want
  5. To your home
  6. Sepa­ra­tely
  7. Sell your youth
  8. Two small steps
  9. Two roads
  10. Bent on high and holy roads
  11. Dis­co­ver sights more sweet
  12. Miami beach (feat. Lou Reed)

En 1981, Rudy Lavern, fati­gué par une vie fami­liale dif­fi­cile, quitte le groupe en plein milieu de l’enregistrement de leur nou­vel album, et est rem­placé par Constant Maxen (1950-) aux per­cus­sions, ainsi que sa com­pagne Sid­ney Eir­lys (1954-) à la flûte et au chant. Elle n’a pas le coffre d’être une chan­teuse de pre­mier plan et res­tera tou­jours aux choeurs. Le nou­vel album sort le 1er novembre et s’intitule Faith against know­ledge. Il reste dans la conti­nuité évolu­tive du pré­cé­dent opus, mais les textes sont plus légers et le rythme se fait plus entraînant.

1981.jpg

  1. I contri­bu­ted
  2. Going on in life
  3. A second wife
  4. Hid­den language
  5. We write because we have to
  6. Too weak to seek
  7. Human spi­rit
  8. Without trials
  9. I came into this world
  10. Sport pages first
  11. Gem
  12. The cen­tral struggle of parenthood
  13. Beauty maga­zines
  14. Penitent
  15. Error of opinion
  16. Golf on sunday
  17. He that dies
  18. The News
  19. Untie the ribbons

Le 13 jan­vier 1984, Zara Mau­reen est retrou­vée morte chez elle. L’autopsie concluera à une over­dose d’héroïne, et le groupe perd sa voix. S’ensuit une tra­ver­sée du désert de deux ans où les conflits sont nom­breux au sein de la for­ma­tion, main­te­nant forte de 7 per­sonnes. Maxen et Eir­lys se séparent, sans pour autant quit­ter le groupe, mais leur entente musi­cale s’en res­sent. Un soir, Cus­to­dio et Mur­phy en viennent même aux mains, ce qui leur vau­dra cha­cun une nuit en pri­son. Le groupe se sépare pour «faire le point» sur ordre du diri­geant Biff Donat. Topsy Hor­tha est encou­ra­gée pen­dant cette période par Vero­nika Valli à tra­vailler sa voix en plus du saxo­phone, et Hor­tha se découvre un don caché : une voix vibrante, toute en graves, qui com­plète par­fai­te­ment celle de Valli. Elles tra­vaillent ensemble jusqu’en 1986, puis le groupe se reforme, plus cal­me­ment. La décou­verte de la «rem­pla­çante» de Zara Mau­reen déclenche un enthou­siasme qui achè­vera la réuni­fi­ca­tion de la for­ma­tion. Gil Baha­dur (19252005), saxo­pho­niste, intègre la for­ma­tion la même année, ainsi que Sheila Arlette (1941-) au haut­bois et Michaela Attie (1950-) au chant et aux per­cus­sions. La voix de cette der­nière se fond dans la tes­si­ture de Sid­ney Eir­lys et elles forment un choeur par­fait pour les deux «soeurs» Her­tha et Valli, dont les duos for­me­ront l’essentiel de l’album suivant.

Très rapi­de­ment enre­gis­tré, We are undone sort le 14 jan­vier 1987. Encensé par la cri­tique, il res­tera mal­gré tout un suc­cès très moyen commercialement.

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  1. Senio­rity
  2. The aim of art
  3. For a sorrow
  4. Human mate­riel
  5. Look up
  6. Every fresh crisis
  7. Com­plete fools
  8. Com­mon mistakes
  9. Grace and love
  10. Per­cep­tion of truth
  11. Begin any­way
  12. You’re licked

De plus en plus influen­cés par la musique élec­tro­nique et les divers cou­rants de la lounge-music de par le monde, le groupe intègre Vik­tor Paul (1968-), jeune DJ, dans la for­ma­tion. Il trans­for­mera leur musique sans la déna­tu­rer, lui don­nant l’aspect unique d’une réelle for­ma­tion de jazz à l’ancienne tout en y ajou­tant les mélo­dies et les samples des der­nières musiques à la mode. Leur album sui­vant, The right scale of values, sort le 26 octobre 1990 et est un triomphe. Inclas­sable et nos­tal­gique, il marque l’apogée de la for­ma­tion. Très court, il déclenche une véri­table défer­lante de demandes de la part des fans, frus­trés de le faible cadence de pro­duc­tion de l’ensemble.

1990.jpg

  1. Fall is the artist
  2. Doing it to me
  3. Ques­tions anything
  4. Bit­ter to lose a friend to evil
  5. Boring
  6. The whale and the human
  7. Eter­nity in an hour
  8. The world is wide
  9. Late mor­ning rolls

Pris dans une tor­nade média­tique intense, le groupe décide d’enregistrer un EP de six titres, qui sera suivi selon l’accueil de celui-ci par une tour­née. Le 14 juin 1991 sort Pray as if.  Sans appel : les albums s’arrachent aux Etats-Unis, au Canada, en Europe et au Japon. La tour­née sera mondiale.

Pray as if

  1. Him­self
  2. Hygiene of the blood
  3. Dres­sed for eternity
  4. Remains
  5. Can’t cope
  6. Quar­rel not at all

La tour­née est épui­sante, et pas­sera par dix-sept pays. Plus de cent qua­rante concerts seront don­nés. Lors de l’avant-dernier, à Pro­vi­dence, Rhode Island, Gil Baha­dur ne peut mon­ter en scène, et devra être trans­féré à l’hôpital pour y subir une opé­ra­tion car­diaque dont il ne se remet­tra jamais. Il décè­dera chez lui, à Bos­ton, en 2005, très diminué.

La tour­née ayant été un suc­cès à l’image du der­nier album, la pres­sion publique se fait plus forte encore sur l’ensemble. Cepen­dant, de par leur enga­ge­ment à leur label indé­pen­dant, ils peuvent se per­mettre de prendre leur temps. Trois ans de plus seront néces­saires pour fina­li­ser leur sep­tième album : This is my ans­wer, qui sort le 3 mars 1995. Les sono­ri­tés sont tristes et douces, avec quatre mor­ceaux avec des invi­tés de pres­tige : Quincy Jones, Pat Metheny, Astrud Gil­berto et Nina Simone.

This is my answer

  1. Be more splendid
  2. Life is a foreign language
  3. Gol­den moments (feat. Quincy Jones)
  4. Short-term memory
  5. As bad
  6. Wrong ! (feat. Pat Metheny)
  7. Human chain
  8. A few dollars
  9. Never apo­lo­gize for fee­ling some­thing (feat. Astrud Gilberto)
  10.  High cost
  11. Make me laugh, honey
  12. Dark bird song
  13. Dead lion (feat. Nina Simone)
  14. The serious face
  15. After I’m dead

Ce sera leur der­nier album. En 1999 décède Biff Donat, le chef et doyen de l’ensemble, qui décide de se sépa­rer au faîte de sa gloire.
Cré­dits pho­tos : Wer­ner Wat­ten­bergh, D’Angelo, –andrea–, Less­feet, Ken­nedy Good­key, Whit­ney Wal­ler, Ecs­ta­ti­cist, Timo­thy Erick­son.

Expli­ca­tions : pour ceux qui se ques­tionnent, j’ai fait ma propre ver­sion perso de ce truc trouvé chez Pee­rou­net, Nacara et les autres. Il s’agit d’une bio­gra­phie d’un ensemble ima­gi­naire, basé sur des pro­ces­sus aléatoires.

Posté le 12.02.2008
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Aquarelle

Ma palette, c’est :
 – du jaune de cad­mium citron ;
 – du jaune Tur­ner ;
 – du jaune de cad­mium (tout court) ;
 – du vert de ves­sie per­ma­nent ;
 – du vert de Hoo­ker ;
 – de l’oxyde de chrome ;
 – du bleu céru­léen ;
 – du bleu de cobalt ;
 – du bleu de cobalt foncé ;
 – du bleu de Prusse ;
 – du gris de Payne ;
 – du vio­let outre­mer ;
 – du vio­let Win­sor dioxa­zine ;
 – du vio­let de cobalt ;
 – du rose per­ma­nent ;
 – de la laque écar­late ;
 – du rouge qui­na­cri­done ;
 – du rouge de Venise ;
 – du mar­ron de péry­lène ;
 – de la terre de Sienne brû­lée ;
 – du sépia ;
 – de la terre d’ombre brû­lée ;
 – de l’ocre jaune ;
 – du blanc de Chine.

Alors, quand je m’asseois à ma table, même si ma pein­ture est ratée, il me suf­fit de regar­der mes cou­leurs, et je voyage.

Posté le 21.12.2007
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Mes madeleines de Proust

(Un fort inté­res­sant petit exer­cice, volé chez le tout aussi inté­res­sant — à de nom­breux niveaux — Agge­los.)

Tou­cher

  • Les épaules de nombre d’hommes que j’ai pu aimer. Larges ou non, poi­lues ou non, rugueuses, douces.
  • Les car­reaux de la pis­cine de Torcy, Seine-et-Marne, ou de Vil­liers, Val-de-Marne, où j’allais lorsque j’étais minot. A chaque fois, je m’arrachais un ongle des­sus. Depuis, je ne peux pas entrer dans une autre sans avoir un fris­son d’appréhension (fort jus­ti­fié généralement).
  • Le sol en jonc de mer chez mon copain Guillaume. Il y en avait aussi sur les murs du hall de notre ancien immeuble en Seine-et-Marne. Impos­sible de savoir pour­quoi, mais j’associe ce contact à des sen­ti­ments de violence.

Goût

  • La char­treuse. Tou­jours pen­ser à lui, qu’on m’a volé.

Odo­rat

  • Sans aucun doute le sens qui me déclenche le plus de réac­tions. Je suis par­ti­cu­liè­re­ment sen­sible aux eaux de toi­lettes. Il suf­fit que j’en sente une dans le métro pour avoir une ribam­belle de visages flous devant les yeux. Les gels douches, sham­pooings et autres pro­duits de beauté odo­rants me font le même effet.
  • Cer­tains jours où l’asphalte ne sent pas comme d’habitude après la pluie, où une petite odeur de nature remonte d’on ne sait où.

Ouïe

  • Je suis très sen­sible à la musique, mais il y a tant et tant à dire à ce sujet.
  • Une canette qu’on décap­sule avec un «pschitt» fort sonore me fait immé­dia­te­ment bon­dir en un réflexe de Pav­lov, rap­port à mon bou­lot — où je dois les interdire.

Vision

  • Le brouillard. La pluie qui forme un rideau. Les nuages rouges.
Posté le 06.12.2007
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Louvre, fin de soirée

Ici règne le silence
Para­sites sonores sont priés géné­reu­se­ment
De ne pas fran­chir l’huis
Du temple

Tableaux chré­tiens
Et Christs dou­lou­reux
Veillent d’un oeil las
Sur le visi­teur attardé

Le besoin de dor­mir
Prend aux pau­pières
Et à l’envie de culture
Se sub­sti­tue le besoin pri­maire de fer­mer les yeux

Le musée s’endort
Sans un bruit de pas.

Posté le 16.06.2007
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Minuit

Hulu­le­ments rauques
Loin, étouf­fés par la forêt
La lune, presque pleine, luit
Et les lucioles accom­plissent
Une com­plexe danse rituelle
Connue d’elles seules

La pluie du soir
Ruis­selle dans les gout­tières
Limaces et escar­gots sont à la fête

Une odeur d’humus légère
Monte des mottes de terre, dans le jar­din
Et se mélange à celle du chèvrefeuille

De fins nuages cor­sètent l’astre noc­turne
Mille et une créa­tures s’endorment
Sous le bien­veillant éclat
Et les feuilles ds arbres tanguent
Au souffle des brises
Et des brumes.

Posté le 16.06.2007
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Saint Jean à Ephèse

En posant les mains sur la pierre
Je sens des coeurs battre
Au rythme du mien
Pas­sés dont le gra­nite du mur
A été témoin
Ces mousses, ces lichens
Qui esca­ladent sans cesse
Les murailles de la cité
En aurait beau­coup à racon­ter
Si par bon­heur
Un être saint, mira­cu­leu­se­ment
Venait à les dôter
Du sens humain de la parole
D’ailleurs, voici Saint Jean
Posant les yeux
Et bénis­sants les sapro­phytes
Il leur ouvre la bouche

Ciel, quelle cacophonie !

Posté le 16.06.2007
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Forêt déserte

Les rais de lumière fil­trés par les feuilles les plus jeunes
Forment une pluie de pho­tos joyeux sur le sol
Bref ins­tant de joie
Pour la libel­lule qui devient bijou
Sous cette douche solaire
Les tons se font mil­liers
Sous la voûte, l’obscurité recule
Les graines à peine ger­mées prennent vie
L’air de rien, elles poussent
Assu­rant la relève
Et moi, assis sur le che­min
Je jette un oeil en avant
En arrière
Per­sonne
Je ris
Vis.

Posté le 16.06.2007
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Diptyques — Deuxième Page

Pous­sière / Sable
Cra­que­ment / Cra­que­ment
Pous­sière / Or

Colère / Contem­pla­tion
Salive / Embruns
Larmes / Larmes

Noir / Blanc
Etoile / Encre
Rouge / Noir

Eau / Sang
Papier / Terre
Bleu / Rouge

Posté le 16.06.2007
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