Amsterdam, un été
Malgré les frissons
Qui agitent mon épiderme dénudé
Le soleil est fort doux
En cet après-midi de juillet
Les mornes effluves d’eau
Se diffusent, épaisses et boueuses
Dans l’air apaisé
Par l’orage à venir
Briques rouges et bronzes passés
Les arbres se reflètent dans les canaux
Et partout, soudain, cinq coups
Brillants et clairs
Qui n’interrompent rien
Clochers élancés et gâteau au yaourt
A l’instant du départ
La ville me retient, et j’emporte
Toute une succession d’images
Qu’il me faudra revoir.