Alhambra
Longs entrelacs de jasmin
Gazouillis de la substance de vie
S’écoulant lentement
Dans le bassin de tuiles bleues
Les orangers enfruités
Livrent leurs vapeurs amères
Au promeneur émerveillé
De tant de raffinements
Au fil de la course du soleil
Fleurs de rhododendrons
Et pistils de millepertuis
S’épanouissent dans la lumière
Quelques gerris poursuivent un facétieux rayon
Dans le bassin toujours chaud
L’heure passe et bientôt
Il sera à l’ombre
Sous la coupole du hammam
Peu de bruit
A travers les oculi de verre
Filtrent les couleurs du dehors.