Je classe, d’un trait sombre, nos histoires imparfaites à la lettre X
Elévation alphabétique, ciel d’avions, le bruit couvre la rumeur
On se percute sans se toucher, la chute nous ombrage
A l’automne, trop souvent, les feuilles mortes se ramassent à la pelle
J’aimerais parfois que tu me prouves le contraireParis d’or et sans plage, le sable des roches m’aveugle
Noir à dessein, côte Normande et tête baissée, la ligne se cabre
Les nuages ressemblent à des vagues ; toute cette mousse m’écume
Structure anatomique et désir perdu, un vol plané sur les crêtes
Depart d’immédiat, renaître de peu, à quel temps sommes-nous ?- Cyril Berthault Jacquier (avec l’aimable autorisation de l’auteur)
Mois : 09.2008
Elévation
Marée Noire et Bleue
(Semi-autobiographique pour le premier diptyque de cette saison pour Akynou.)
C’était un matin comme les autres, somme toute. Un peu plus bleu que prévu. En un souffle rapide, un halètement de rails, et mes pieds foulaient soudain le sable de la baie de Somme. J’avais l’habitude de ces rivages vides de peuple, et je le trouvais là rempli, grouillant d’agitation. Des enfants surveillés et tancés à peine, parfois, par leurs famille fières. Les quelques couples silencieux, plein de leur amour et du bruit des vagues.
J’ai cherché une main à laquelle me raccrocher. Je me suis retourné, croyant entendre mon nom, revivant brutalement des bonheurs déjà passés. J’ai erré de Quend-Plage à Fort-Mahon, m’enfonçant dans les rigoles creusées dans le sable, hagard, écoutant dans les souffles des dunes et des nuages rares les échos de nos touchers disparus.
Je cherchais en vain ma place qui n’y était plus. Je suis rentré à Paris. Aux alentours de la Gare du Nord, j’ai marché sans but, ignorant toute logique. Et dans une ruelle, j’ai senti que la lassitude était juste un peu trop forte pour que mes jambes me portent plus loin. Alors, je me suis allongé, sans personne autour, la joue contre le bitume de mes jours durs.
Les Brumes du Nord
Demain, dans le matin, je partirai rejoindre les brumes de la Baie de Somme, l’espace de quelques heures.
Une parenthèse bienvenue. Dois-je emporter mon vélo ou faire un peu de stop, de Rue à Quend-Plage-les-Pins ?
Trois ans
Dix ans de plus. Vingt kilos de moins. Moins de poil sur le torse. Moins de barbe. Plus de pectoraux globuleux. Plus de blond, moins de roux. Plus de bronzage, moins d’acné. Tous ont voulu quelque chose de différent. Mais lui, non.
Il m’a juste accepté comme je suis. Et je l’attends. Parce que je ne peux pas faire autrement.
Cher être aimé,
Je suis très malheureux.
Bien en toi,
L’amant dans le placard
Trois petits points
A chaque orgasme, j’espère avoir un arrêt cardiaque.
Seven Songs
Trouvé chez Nacara. Mais moi j’ai fait l’effort de traduire en français.
(List seven songs you are into right now. No matter what the genre, whether they have words, or even if they’re not any good, but they must be songs you’re really enjoying now, shaping your spring. Post these instructions in your blog along with your 7 songs. Then tag 7 other people to see what they’re listening to. / Listez sept chansons que vous aimez en ce moment. Peu importe son genre, ou si elles ont des paroles, ou même si elles sont bonnes ou non, mais elles doivent absolument être des chansons que vous aimez vraiment en ce moment. Postez ces instructions sur votre blog avec vos 7 chansons. Puis taguez 7 autres personnes pour voir ce qu’ils écoutent. )
# 1 — Massive Attack — Teardrop — extrait de Mezzanine
Parce qu’elle me fera toujours vibrer de haut en bas. Symbole des matins de printemps après la pluie, alors qu’il faut se lever tôt et partir dans la ville. Fearless of my breath.
# 2 — Cristina Branco — Cristal (Tinha Algum Vinho Ainda) — extrait de Ulisses
Je ne comprends pas les paroles en portugais. J’ai cherché les paroles sur le net un peu partout, sans succès. Mais c’est tellement beau que je m’en construis à moi. Je sens que c’est une chanson d’espoir.
# 3 — Maurane — Le Bonheur — extrait de Si Aujourd’hui
2:56 d’épines dans le coeur. De douleur en intracardiaque… Parce qu’il y en a un associé à cette chanson et que j’attends sa décision. En fait, à sa bouche est suspendu mon bonheur futur.
# 4 — Yelle — Je veux te voir — extrait de Pop-Up
Je suis tombé dessus plus ou moins par hasard alors que j’allais une fois au Sun City. J’y vais très rarement, même plus du tout, car il n’y a pas d’endroit à Paris où on pratique mieux la marche de l’empereur. Le froid de l’Antarctique inclus. Depuis, je l’ai dans la tête. Maledizione.
# 5 — The Offspring — Original Prankster — extrait de Conspiracy of One
J’adore Dexter Holland. Shut up.
# 6 — Robbie Williams — Lovelight — extrait de Rudebox
On a dit beaucoup de mal de Rudebox, et moi je trouve que c’est un très bon album. On a dit beaucoup de mal de cette chanson minimaliste, et moi je la trouve totalement réussie. Comme moi, j’adore être à contre-courant, parfois.
# 7 — Zazie — La Preuve par trois — extrait de Made in Love
Je prends la chanson au sens métaphorique, bien sûr. Un peu trop dur de s’identifier. Même si ce n’est pas trop douloureux de savoir que je n’aurai pas d’enfants.
Alors, alors, alors, qui vais-je taguer ?
La Douce-Soyeuse-Passionnée, Gilda, Flickette©®, Euqinorev, Akynou, Mel, MrPeer. Souffrez.