Mois : 02.2008

Intermède musical aléatoire — Billings Gazette

Billings Gazette est un groupe de jazz formé en 1971 par Biff Donat (19371999), Rudy Lavern (1944-), Topsy Her­tha (1945-) et Zara Mau­reen (19511984), à Wolf­ville, Nouvelle-Ecosse, Canada.

Leur pre­mier album, No loss of enthou­siasm, sort le 12 avril 1972, avec Donat au piano, Lavern aux per­cus­sions, Her­tha au saxo­phone et Mau­reen au chant. Sa voix éraillée, légère, ne col­lant pas du tout aux cou­rants clas­siques du jazz, connaît tout de suite un grand succès.

No loss of enthousiasm

  1. From the senses
  2. No one thinks of chan­ging themselves
  3. Boring per­son
  4. You don’t believe ?
  5. Course to victory
  6. Force
  7. Not a happy prospect
  8. From this world no another
  9. Pillar of my life
  10. At the top
  11. Lights the fuse
  12. Inju­ring eternity
  13. Food chain
  14. Maybe 25 or 30
  15. Get out of the kitchen
  16. Silence is full of music
  17. Change the facts

En 1974, le groupe intègre Sid Cus­to­dio (19432004) à la trom­pette et Vero­nika Valli (1939-) à la cla­ri­nette et au chant. Sa voix a tou­jours été décrite comme plus terne que celle de Mau­reen, mais elle n’en reste pas moins claire et, comme le dira Cus­to­dio vingt ans plus tard «avec une touche de dou­ceur qui vous relâche tout le corps».

La même année (le 15 mai) sort How to make gloves, qui étonne par ses textes enga­gés et les duos presque vio­lents entre Valli et Maureen.

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  1. If you want to know the truth
  2. Some­times I think we’re alone
  3. Nothing wrong with America
  4. Dogs and infants
  5. Great motive
  6. Crush me
  7. Stern resolve
  8. The essence of living
  9. Ask for nothing
  10. Monkey-boys
  11. I don’t feel like going into it
  12. If you want to know the truth (uncut version)

Tout de suite après la sor­tie du disque, le groupe intègre le vibra­pho­niste Jalen Mur­phy (1948-), et entame une tour­née au Canada. L’année sui­vante, le groupe s’installe à Bos­ton, Mas­sa­chu­setts, où le suc­cès est au rendez-vous, sur­tout dans les clubs. Ils fondent le label indé­pen­dant Zero­tin.

Leur album sui­vant sort le 21 juillet 1979 et se nomme There is com­mon sense below, beau­coup plus pop, aux mélo­dies plus sophistiquées.

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  1. Dan­ge­rous mix
  2. You win some and you lose some
  3. It will never exist
  4. You don’t get what you want
  5. To your home
  6. Sepa­ra­tely
  7. Sell your youth
  8. Two small steps
  9. Two roads
  10. Bent on high and holy roads
  11. Dis­co­ver sights more sweet
  12. Miami beach (feat. Lou Reed)

En 1981, Rudy Lavern, fati­gué par une vie fami­liale dif­fi­cile, quitte le groupe en plein milieu de l’enregistrement de leur nou­vel album, et est rem­placé par Constant Maxen (1950-) aux per­cus­sions, ainsi que sa com­pagne Sid­ney Eir­lys (1954-) à la flûte et au chant. Elle n’a pas le coffre d’être une chan­teuse de pre­mier plan et res­tera tou­jours aux choeurs. Le nou­vel album sort le 1er novembre et s’intitule Faith against know­ledge. Il reste dans la conti­nuité évolu­tive du pré­cé­dent opus, mais les textes sont plus légers et le rythme se fait plus entraînant.

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  1. I contri­bu­ted
  2. Going on in life
  3. A second wife
  4. Hid­den language
  5. We write because we have to
  6. Too weak to seek
  7. Human spi­rit
  8. Without trials
  9. I came into this world
  10. Sport pages first
  11. Gem
  12. The cen­tral struggle of parenthood
  13. Beauty maga­zines
  14. Penitent
  15. Error of opinion
  16. Golf on sunday
  17. He that dies
  18. The News
  19. Untie the ribbons

Le 13 jan­vier 1984, Zara Mau­reen est retrou­vée morte chez elle. L’autopsie concluera à une over­dose d’héroïne, et le groupe perd sa voix. S’ensuit une tra­ver­sée du désert de deux ans où les conflits sont nom­breux au sein de la for­ma­tion, main­te­nant forte de 7 per­sonnes. Maxen et Eir­lys se séparent, sans pour autant quit­ter le groupe, mais leur entente musi­cale s’en res­sent. Un soir, Cus­to­dio et Mur­phy en viennent même aux mains, ce qui leur vau­dra cha­cun une nuit en pri­son. Le groupe se sépare pour «faire le point» sur ordre du diri­geant Biff Donat. Topsy Hor­tha est encou­ra­gée pen­dant cette période par Vero­nika Valli à tra­vailler sa voix en plus du saxo­phone, et Hor­tha se découvre un don caché : une voix vibrante, toute en graves, qui com­plète par­fai­te­ment celle de Valli. Elles tra­vaillent ensemble jusqu’en 1986, puis le groupe se reforme, plus cal­me­ment. La décou­verte de la «rem­pla­çante» de Zara Mau­reen déclenche un enthou­siasme qui achè­vera la réuni­fi­ca­tion de la for­ma­tion. Gil Baha­dur (19252005), saxo­pho­niste, intègre la for­ma­tion la même année, ainsi que Sheila Arlette (1941-) au haut­bois et Michaela Attie (1950-) au chant et aux per­cus­sions. La voix de cette der­nière se fond dans la tes­si­ture de Sid­ney Eir­lys et elles forment un choeur par­fait pour les deux «soeurs» Her­tha et Valli, dont les duos for­me­ront l’essentiel de l’album suivant.

Très rapi­de­ment enre­gis­tré, We are undone sort le 14 jan­vier 1987. Encensé par la cri­tique, il res­tera mal­gré tout un suc­cès très moyen commercialement.

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  1. Senio­rity
  2. The aim of art
  3. For a sorrow
  4. Human mate­riel
  5. Look up
  6. Every fresh crisis
  7. Com­plete fools
  8. Com­mon mistakes
  9. Grace and love
  10. Per­cep­tion of truth
  11. Begin any­way
  12. You’re licked

De plus en plus influen­cés par la musique élec­tro­nique et les divers cou­rants de la lounge-music de par le monde, le groupe intègre Vik­tor Paul (1968-), jeune DJ, dans la for­ma­tion. Il trans­for­mera leur musique sans la déna­tu­rer, lui don­nant l’aspect unique d’une réelle for­ma­tion de jazz à l’ancienne tout en y ajou­tant les mélo­dies et les samples des der­nières musiques à la mode. Leur album sui­vant, The right scale of values, sort le 26 octobre 1990 et est un triomphe. Inclas­sable et nos­tal­gique, il marque l’apogée de la for­ma­tion. Très court, il déclenche une véri­table défer­lante de demandes de la part des fans, frus­trés de le faible cadence de pro­duc­tion de l’ensemble.

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  1. Fall is the artist
  2. Doing it to me
  3. Ques­tions anything
  4. Bit­ter to lose a friend to evil
  5. Boring
  6. The whale and the human
  7. Eter­nity in an hour
  8. The world is wide
  9. Late mor­ning rolls

Pris dans une tor­nade média­tique intense, le groupe décide d’enregistrer un EP de six titres, qui sera suivi selon l’accueil de celui-ci par une tour­née. Le 14 juin 1991 sort Pray as if.  Sans appel : les albums s’arrachent aux Etats-Unis, au Canada, en Europe et au Japon. La tour­née sera mondiale.

Pray as if

  1. Him­self
  2. Hygiene of the blood
  3. Dres­sed for eternity
  4. Remains
  5. Can’t cope
  6. Quar­rel not at all

La tour­née est épui­sante, et pas­sera par dix-sept pays. Plus de cent qua­rante concerts seront don­nés. Lors de l’avant-dernier, à Pro­vi­dence, Rhode Island, Gil Baha­dur ne peut mon­ter en scène, et devra être trans­féré à l’hôpital pour y subir une opé­ra­tion car­diaque dont il ne se remet­tra jamais. Il décè­dera chez lui, à Bos­ton, en 2005, très diminué.

La tour­née ayant été un suc­cès à l’image du der­nier album, la pres­sion publique se fait plus forte encore sur l’ensemble. Cepen­dant, de par leur enga­ge­ment à leur label indé­pen­dant, ils peuvent se per­mettre de prendre leur temps. Trois ans de plus seront néces­saires pour fina­li­ser leur sep­tième album : This is my ans­wer, qui sort le 3 mars 1995. Les sono­ri­tés sont tristes et douces, avec quatre mor­ceaux avec des invi­tés de pres­tige : Quincy Jones, Pat Metheny, Astrud Gil­berto et Nina Simone.

This is my answer

  1. Be more splendid
  2. Life is a foreign language
  3. Gol­den moments (feat. Quincy Jones)
  4. Short-term memory
  5. As bad
  6. Wrong ! (feat. Pat Metheny)
  7. Human chain
  8. A few dollars
  9. Never apo­lo­gize for fee­ling some­thing (feat. Astrud Gilberto)
  10.  High cost
  11. Make me laugh, honey
  12. Dark bird song
  13. Dead lion (feat. Nina Simone)
  14. The serious face
  15. After I’m dead

Ce sera leur der­nier album. En 1999 décède Biff Donat, le chef et doyen de l’ensemble, qui décide de se sépa­rer au faîte de sa gloire.
Cré­dits pho­tos : Wer­ner Wat­ten­bergh, D’Angelo, –andrea–, Less­feet, Ken­nedy Good­key, Whit­ney Wal­ler, Ecs­ta­ti­cist, Timo­thy Erick­son.

Expli­ca­tions : pour ceux qui se ques­tionnent, j’ai fait ma propre ver­sion perso de ce truc trouvé chez Pee­rou­net, Nacara et les autres. Il s’agit d’une bio­gra­phie d’un ensemble ima­gi­naire, basé sur des pro­ces­sus aléatoires.

Posté le 12.02.2008
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Grommellement

«Tu es beau.
 – […]si.»

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Posté le 04.02.2008
Catégories : Autobiographique
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