Enième Ode

(Note de l’auteur : J’ai tenté de neu­tra­li­ser le pari­sia­nisme de ce poème, mais impos­sible. A croire que mon écri­ture urbaine est à jamais indis­so­ciable de mon lieu de naissance.)

Regards de papier sur la glace
Sous les lumières à peine chaudes
Et des odeurs de pot-au-feu philippin

Les yeux cyclopes enfin per­çus sans ambage
Des feux rouges au pou­voir invi­sible
Se réjouissent de leur débu­tant règne nocturne

En expo­si­tions mul­tiples sur ma rétine aigui­sée
Les clins d’oeil auto­mo­biles
Laissent des queues de comètes incandescentes

Ô chantres de la ville pas­sée
Laissez-moi donc la joyeuse tâche sans cesse renou­ve­lée
De louer à mon tour le ber­ceau de nos coeurs.

En teintes trans­pa­rentes
A demi cachées
La ville s’endort, et se réveille.

Posté le 04.10.2007
Catégories : Poésie, Vers
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