Enième Ode
(Note de l’auteur : J’ai tenté de neutraliser le parisianisme de ce poème, mais impossible. A croire que mon écriture urbaine est à jamais indissociable de mon lieu de naissance.)
Regards de papier sur la glace
Sous les lumières à peine chaudes
Et des odeurs de pot-au-feu philippin
Les yeux cyclopes enfin perçus sans ambage
Des feux rouges au pouvoir invisible
Se réjouissent de leur débutant règne nocturne
En expositions multiples sur ma rétine aiguisée
Les clins d’oeil automobiles
Laissent des queues de comètes incandescentes
Ô chantres de la ville passée
Laissez-moi donc la joyeuse tâche sans cesse renouvelée
De louer à mon tour le berceau de nos coeurs.
En teintes transparentes
A demi cachées
La ville s’endort, et se réveille.