Quelques lichens respirent doucement sur des pierres éparses
Nuages bas et si blancs.
L’inspiration trop forte me fait tourner la tête, et la forêt boréale devient un tourbillon de verts pâles.
Minces sphaignes s’inclinant sur mon passage
Gorgées d’eau des pluies de la veille.
Les rais de lumière entre les conifères dévoilent des dentelles d’épiphytes, aux noms inconnus.
J’avance lentement, entre ces hauts témoins végétaux, qui m’observent et s’interrogent
Sur ma présence incongrue.
Rien d’humain ici. Je m’immobilise et commence ma lente transformation. Un léger vent venu de loin fait trembler les cimes des bouleaux.